Liquoreux !

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forums Dégustations éclectiques Liquoreux !

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    Une dégustation entière de liquoreux est une aventure gustative périlleuse, mais lorsque la série concerne une vingtaine de flacons de régions et de cépages différents, cela devient carrément un exercice de style !

    JURANCON MARIE KATTALYN 1997 Domaine de Souch
    J’ai découvert ce domaine alors qu’il était encore peu connu du grand public. Je garde précieusement la très rare cuvée  » Pour René  » en cave. J’ai eu de belles émotions avec les vins de madame Hegoburu, mais je dois dire que ce soir, la déception est cruelle. Le nez réglissé et marqué par un boisé humide est peu convaincant, tandis que la bouche un peu trop amère, manque de profondeur et de sucre. Bof… 86/100

    MUSCAT DE RIVESALTES  » COUP DE FOUDRE » 1997 Domaine de Piquemal
    Il offre un nez ravissant et puissant de rose, de citron et de muscat très mûr. La bouche est d’une richesse impressionnante de noyau d’abricot, de miel, et de raisins gorgés de soleil. Une bien belle découverte. 92/100

    MONTLOUIS CUVEE DES LOUPS 1990 Domaine de La Taille aux Loups
    Le nez curieusement timide peine à s’exprimer sur les agrumes et la pierre à feux. En bouche le boisé bien présent se mêlent aux généreux arômes de pamplemousse et de volvic orange. Peu de personnalité et de puissance. 87/100

    MONTLOUIS « ROMULUS » 1990 Domaine de La Taille aux Loups
    Je rêvais depuis longtemps de tester cette célèbre cuvée sur un millésime proche de la maturité. Le nez bien plus complexe que le précédent rappelle l’amande, l’orange confite, les fleurs et le bâton de réglisse. La bouche offre une sucrosité accomplie, mais plus délicate qu’on l’imagine. Des arômes de pâtisserie allant de la tarte au citron, au sirop d’érable, en passant par le sureau régalent le palais. Bien, mais loin d’être inoubliable. 91+/100

    VIN D’AUTAN 1988 Palgeolles
    C’est l’un des vins que j’attendais le plus ! Certains d’entre vous ont peut être remarqué que la même cuvée sur le millésime 1989 fait parti de mon très fermé Top 30. L’excitation est donc à son comble, lorsque j’approche mon nez… D’emblée, je sais qu’on sera loin de son cadet. Des parfums subtils, et agréables de citron vert, de chêne noble et d’anis étoilée se dégagent du verre. La bouche est riche, parfumée de truffe et de craie, mais je ne retrouve pas la monstrueuse puissance et l’extrême complexité du 1989. Alors une question se pose : Etait-ce un accident de la nature ? Il me faudra une troisième expérience pour trancher… 91/100

    COTEAUX DU LAYON CUVEE LOUIS 1990 Château de La Roulerie
    Il présente un nez gourmand et évolué de pruneaux, de bougie, d’érable et d’infusion des marmottes. La bouche très puissante me rappelle un peu le registre de certains vieux Monbazillac. On retrouve en effet, le sucre candy, les fruits secs, le noyau et l’alcool de prune. Il passe en force et ne plaît pas à tout le monde. Certains lui reprochent ne ne pas avoir saisi l’essence de son terroir. C’est oublier un peu vite des Layon et des Bonnezeaux de la première moitié du 20 ème siècle qui dévastaient tout sur leur passage. 93/100

    COTEAUX DU LAYON JULINES 1997 Château de La Guimonière
    Le nez présente une pointe de sulfites un peu désagréables au départ, mais il s’affine heureusement par la suite sur le buis, le citron, et les herbes humides. La bouche est inattendue, car très sucrée et puissante. L’ensemble est un peu lourd, mais finalement assez intéressant. 89/100

    COTEAUX DU LAYON SGN Faye d’Anjou (Leroy)
    Des senteurs pures de fumée, de réglisse, d’anis et de fruits d’été confits se dégagent du verre. La bouche possède une grosse liqueur typique du millésime, mais elle n’est pas dénuée de fraîcheur, grâce aux parfums d’agrumes et de minéraux. Une bien belle bouteille . 93/100

    BONNEZEAUX « LA CHAPELLE » 1989 Château de Fesles
    Celui qui n’a pas bu cette cuvée sur l’année 1947 ne connaîtra jamais la perfection que peut parfois atteindre le Chenin… Celui-ci est très iodé, agrémenté de notes de miel et de réglisse. La bouche s’étale sur la gaufre, le coquillage, tandis qu’une superbe minéralité prolonge le vin. 91+/100

    BONNEZEAUX « LA CHAPELLE » 1990 Château de Fesles
    Le nez plus lourd de pétrole, de caramel au lait, de réglisse Haribo m’emballe encore plus. La bouche paraît bien plus mûre, cette fois plus axée sur le coing, l’abricot, le raisin de Corinthe, le tout mâtiné d’une touche de bois très élégant. Il n’a aucune chance d’égaler le fameux 1947, mais c’est un Chenin impeccable. 93/100

    TOKAY PINOT GRIS VT 1983 HUGEL
    Le nez un peu sulfité au départ, s’améliore ensuite et délivre de belles notes de litchi, de silex et de légumes. La bouche est presque sèche, tranchante, sans réelle complexité. Il semble indestructible, mais le plaisir n’est pas au rendez- vous… 88+/100

    GEWURZTRAMINER VT 1989 Clos St Landelin Muré
    Après une 1/2 heure le nez devient impérial dévoilant de superbes parfums de crêpe suzette, de rose, de
    réglisse et de sous- bois. La bouche est lourde et florale au départ, puis elle s’affine ensuite grâce à une superbe salinité. La finale est granitique et épicée à souhait. 94/100

    RIESLING MUHLFORST Grand Cru SGN1989 Mittnacht-Klack
    Le nez très proche de son cépage s’étale sur le pétrole et le calcaire. La bouche austère, aiguisée comme une lame est pure comme l’eau de roche. Elle s’inscrit dans la droite lignée de ce que l’odorat avait perçu.
    Tout le monde est en extase, sauf moi. Trop strict pour mon goût. 91/100

    RIESLING ALTENBERG DE BERGHEIM SGN 1989 Deiss
    Le terroir est plus chaud que le précédent, et cela se sent immédiatement. Le nez puissant de pain grillé, de café et de financier chaud est un régal. La bouche perlante aurait mérité un bon coup de carafe. Il est liquoreux et massif, évoquant la prune, le coing et le miel. En SGN, c’est tout à fait mon style ! 94+/100

    VOUVRAY LE MONT  » 1ère Trie » 1997 Huet
    Le nez de pierre à feux nous rappelle que ce terroir est majoritairement sur du silex. On note aussi des arômes de pêche et de tilleul. La bouche est gourmande, chargée de sucre avec des parfums de coing, de peau d’abricot et de citron ; Il fait clairement saliver ! La finale subtilement truffée est une petite pépite. Le plus grand depuis le 1947. 93+/100

    VOUVRAY LE CLOS DU BOURG « 1ère Trie » 1989 Huet
    Le nez me semble moins mûrs, plutôt axé sur le lierre et la réglisse. La bouche est moins liquoreuse, moins intéressante aussi. Il y a encore des notes de plantes grimpante, et de minéraux. 87/100

    QUARTS DE CHAUME 1997 Baumard
    Le nez expressif est un pot pourri de coquillage, de pleurote, d’anis et de coing. La bouche s’ouvre sur la canne à sucre et le sirop d’érable puis se poursuit sur le sureau et l’orange sanguine. Quelle puissance !
    Pour le moment il est vite écoeurant à cause de cette texture évoquant plus une sauce qu’un vin, mais je crois que dans 30 ans on tiendra là un monument… 94+/100

    QUARTS DE CHAUME 1990 Baumard
    Le nez semble un peu moins mûr, avec des arômes de buis, d’agrumes, et de bâton de réglisse. La bouche plus pure et cependant bien moins impressionnante. On note de la fumée, du zan et une touche minérale très intéressante. Je pense que cette présente bouteille est un peu plus faible que celles bues les années précédentes… A revoir. 92+/100

    QUARTS DE CHAUME 1959 Baumard
    La plupart des dégustateurs ont déjà terminé leur verre quand le vin se décide à livrer toute sa subtilité … Ne jamais se précipiter lorsque un vin ancien semble en retrait. Le nez marque son âge mais la complexité est magnifique : L’amande, la colle Cléopâtre, la noix, les fruits confits et la réglisse nous montrent une réelle continuité entre les 3 générations de vignerons. L’attaque en bouche est acidulée, fraîche, évoquant le Canelé de Bordeaux, l’orange sanguine, la quetsche, et le sous-bois , tandis que l’aluminium et la craie nous picotent la langue en finale. Un vin d’une rareté extrême, introuvable de nos jours, que je suis heureux de déguster ! A noter que le Quarts de Chaume 1959 de Suronde reste intouchable… 95/100

    TOKAJI ASZU 5 P 1975 Ferme d’état
    Pour celui qui n’a jamais bu ce style de vins, j’imagine que la découverte est grisante, mais pour ma part, je trouve que la gamme aromatique est un peu lourde et toujours identique, quelque soit les conditions climatiques d’élaboration, et quelque soit la main qui l’a créee… Il faut remonter aux vins des années 50 et avant pour avoir un cachet inoubliable. Ici les parfums de chocolat, de pruneau et de fruits macérés sont un peu impersonnels, mais plaisants. En bouche, il rappelle un VDN avec ce goût typique de café, de Xérès et d’orange amère. Pas de magie, mais un beau moment tout de même. 91/100

    CHÂTEAU D’ YQUEM 1987
    Le nez puissant de biscuit chaud, de miel, d’amande et de pétrole nous conduit irrémédiablement à Sauternes. La bouche présente une belle pourriture noble dans ce millésime un peu faible. On perçoit la réglisse, la datte, la prune enrobée de miel et le citron doux. Parfaitement à la hauteur de sa réputation puisqu’il s’inscrit comme un des meilleurs liquoreux de cette dégustation prestigieuse, alors que l’année présentée est modeste. 93/100

    CHÂTEAU SUDUIRAUT  » Crème de Tête » 1989
    Le nez monumental fait presque tourner la tête : Des parfums de génépi, de café Valdotain, de réglisse, de pain d’épices et d’agrumes jaillissent du verre. En bouche la concentration est phénoménale est met littéralement KO le roi d’Yquem ; Quelle densité ! Le registre est original à souhait grâce aux arômes de bouillon de volaille, de fruits secs, d’abricot et de coing. Un monstre en préparation capable de dépasser les légendaires 1899 et 1928 ! 96+/100

    Une très belle série donc, en attendant Noël … Ensuite radis noir et menthe poivrée pour redynamiser l’organisme !

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 31)
  • Replies
    gerardmansoif
    Participant

    Ah, je croyais que tu étais passé aux pâtes de fruits.

    Michel Gratioulet
    Participant

    [quote=macflo76]
    Le nez puissant de biscuit chaud, de miel, d’amande et de pétrole nous conduit irrémédiablement à Sauternes.
    [/quote]

    :S

    nicolas59270
    Participant

    :S

    macflo76
    Participant

    :S
    Désolé, impossible de vous répondre car je ne comprends pas ce que vous souhaitez dire avec ce visage????
    Florent.

    Julien Vedel
    Participant

    Bonsoir Florent,

    tres belle série, felicitations
    à vous lire, j’ai l’impression que vous ne vous retrouvez pas trop dans les chenins tourangeaux (Vouvray/Montlouis) lorsque ceux ci proposent une faible liqueur
    Nous avons recemment degusté la cuvée des loups 90, et si le vin était assez discret à l’ouverture, il s’est ouvert sur un tres joli roti de botrytis, tres elegant, et une bouche tres fine au superbe equilibre, sans donner dans la lourdeur, et de surcroit une finale assez longue. Il en avait d’ailleurs encore sous le pied le bougre!!!
    A vous lire, vous preferez les liquoreux angevins, ou les millésimes comme 97 sur la Touraine plus demonstratifs… le QDC 97 ne me tente absolument pas…

    Jull

    gerardmansoif
    Participant

    Plus sérieusement, superbe série de liquoreux. Je suis intéressé par l’heure de dégustation.

    Sébastien

    Luc Javaux
    Maître des clés

    Florent,

    Je pense que Michel est étonné que les notes de pétrole te conduisent à Sauternes.

    Luc

    François Audouze
    Participant

    C’est une très belle dégustation, extrêmement éclectique.
    Il fallait le faire.
    Ce qui est osé, c’est de mettre l’Alsace au milieu de la Loire !
    Il y a des vins que j’aime bien dans des expressions plus vieilles. les 1947 de Loire sont, comme tu le dis, des monuments.

    J’ai toujours eu un faible pour Yquem 1987, tout en subtilité, et très Yquem. Un grand Yquem pour mon goût.

    Bravo. J’aurais quand même ajouté un ancêtre, mais ce n’était sans doute pas le thème.
    Amitiés

    Michel Gratioulet
    Participant

    Oui, merci Luc

    Les notes de pétrole et le biscuit chaud.

    Pour moi un sauternes m’évoque l’amande, le miel mais aussi l’abricot, les agrumes confits et les fruits exotiques.

    Et puis affirmer qu’on peut retrouver la région d’un liquoreux d’un coup de pif me parait…audacieux ?

    1 1
    Participant

    [i][color=#3300FF]CHÂTEAU D’ YQUEM 1987
    Le nez puissant de biscuit chaud, de miel, d’amande et de pétrole nous conduit irrémédiablement à Sauternes[/color][/i].

    C’est sans doute la nez de pétrole qui peut choquer. A priori ce n’est pas le premier qualificatif qui vient au nez sur les Sauternes.
    Le qualificatif de ‘note terpénique’ aurait été peut etre plus judicieux.

    Par ailleurs c’est une superbe dégustation de liquoreux (tu)

    Claude

    Michel Gratioulet
    Participant

    Le sauternes est transporté par pipe-line, c’est notware.(:D

    macflo76
    Participant

    En fait j’aurais dû préciser  » note subtile de pétrole  » … C’est sûr qu’on est pas en Alsace ! En fait ce parfum est à ajouter aux autres: Amande, biscuit chaud ( ici plutôt le financier ) En parlant de financier, je retrouve très souvent cette note en sauternes… Pas vous Michel ?? Et ça n’est absolument pas un coup de pif puisque cette dégustation n’était pas à l’aveugle… Donc j’ai retrouvé automatiquement les notes auxquelles je suis habitué ! Ma tête était déjà conditionnée à retrouver ce à quoi j’associe habituellement un Sauternes… En particulier sur un Yquem  » jeune  » … Vous aurez remarqué que je place Pétrole après les autres arômes, signifiant ainsi qu’il n’est pas dominant mais en nuance…. C’est le cas pour beaucoup de Bordeaux blanc secs ou liquoreux… Enfin sur ma langue 😉

    François l’ancêtre était bien là… Quarts de chaume 1959 de Baumard est un trésor… Si tu en a déjà bu bravo, car à ma connaissance un seul restaurant à Paris en possède une seule et unique bouteille… Quant au domaine, pour en avoir il faut s’accrocher…

    Sébastien, l’heure de dégustation est entre 20H et 00H environ…

    Jull, en fait je me projette un peu aussi, car c’est sûr que le Quarts de chaume 97 fait un peu  » vin de garage » actuellement, mais je connais bien leur terroir pour avoir bu les années 60 , 70 et 80 et même maintenant 59 … Je sais donc à coup sûr ou presque, le monument que va devenir ce 97….
    Pour la cuvée des loups 90, je pense que mis seul dans une dégustation, il m’aurait plus botté… Mais dans ce contexte, il était clairement en retrait et un peu court pas rapport aux autres….
    Je vous accorde volontiers cette préférence que j’ai pour les chenin puissants… J’ai eu la chance d’en boire sur beaucoup d’appellations jusqu’en 1919, et mes plus grandes émotions sont allées sur 1921 et 1947 et dans une moindre mesure 1959… Que des accidents de la nature donc…. Je pense qu’il est normal que je recherche dans les années récentes les futurs 1947….
    Avec le temps, la puissance se patine et donne une complexité hallucinante… Mais lorsque dès le départ la subtilité l’emporte, les années laissent un vin au sucre digéré qui tient bon et se digère bien, mais sans cette fameuse complexité… Mais ce n’est que mon goût vous savez !
    Mais si vous pensez aux fameux « chasseur de sucre  » comme P Baudoin, ou Deslevaux, j’aime bien, mais je ne suis pas un inconditionnel non plus…. Un 1947, ça n’est pas que du sucre et de la puissance…
    Florent.

    chinbourg
    Participant

    macflo76 écrivait:
    ——————————————————-
    Mais si vous pensez aux fameux « chasseur de sucre
    >  » comme P Baudoin, ou Deslevaux, j’aime bien, mais
    > je ne suis pas un inconditionnel non plus…. Un
    > 1947, ça n’est pas que du sucre et de la
    > puissance…
    > Florent.

    Quelle méconnaissance du Layon, je suis étonné de cette assertion « chasseur de sucre »…
    Ces deux vignerons ont proposé un exercice de style sur deux millésimes fabuleux que furent 1996 et 1997.
    Pour ceux qui, comme moi, ont pu faire une horizontale des moelleux/liquoreux 97 de Philippe Delesvaux ou Patrick Baudouin, ce fut riche d’apprentissages et d’enseignements .
    Depuis ces vignerons font les vins que les millésimes leur soumet. Je t’engage à goûter la SGN 2007 de P Delesvaux, un équilibre souverain entre une superbe liqueur et une acidité intégrée.
    Bref bien loin du cliché employé…
    Remarque si tu connais bien Baumard, pas étonnant que tu es cette certitude. ;-)))

    Quant à la supposée suffisance de pouvoir reconnaître tel ou tel liquoreux anciens… Je suis perplexe, les 47 sur Vouvray joue sur un registre tellement Layon, que le Bonnet Rouge 47 de Foreau m’a fait douter…

    Patrick Bottcher
    Participant

    En fait j’aurais dû préciser  » note subtile de pétrole  » … C’est sûr qu’on est pas en Alsace !

    Macflo, c’est un peu caricatural cela, non ?
    Et cela ne ressort dailleurs pas des commentaires des alsaces que tu as dégusté.

    Plus globalement, je trouve que cette décennie qui s’éteint a produit un réel changement de cap en Alsace où beaucoup de vignerons ont essayé de respecter plus l’expression du terroir sur les vins secs, les arômes terpenniques n’étant, selon moi, pas vraiment liés à cette expression. Sur les vins liquoreux, c’est tout aussi frappant, bien que là, je pense que la sucrosité est plus responsable.

    Luc Javaux
    Maître des clés

    Les défenseurs de la Loire et de l’Alsace montent au créneau ! 😉

    je suis étonné de cette assertion « chasseur de sucre »…

    C’est une expression typiquement parkerienne.

    Luc

    laurent garlin
    Participant

    « Remarque si tu connais bien Baumard, pas étonnant que tu es cette certitude. ;-))) »

    Laurent je connais tes griefs vis à vis de Baumard, mais force est de reconnaitre que quand on a gouté 90 ou 97 en quart de chaume (sans avor bu 59), on a affaire à deux grands moelleux de Loire! je veux bien qu’on puisse faire mieux, ça n’empêche la qualité de ces deux vins dans de grands millésimes donc plus faciles tu me diras!;)

    macflo76
    Participant

    Pour Laurent L, je n’ai pas dit que je n’aimais pas , j’ai dit que je n’étais pas un inconditionnel non plus ! quant à la méconnaissance, il faut voir… Je goûte Deslevaux depuis 1990, ce qui donne une bonne idée ce qu’il sait faire et qui peut être exceptionnel( j’ai toute sa gamme de 1997 ). Pour P Baudoin idem, j’ai goûté toute sa gamme en 1996 et 1997 et plus vieux aussi . Donc je connais, j’ai été inconditionnel, un peu moins maintenant, en particulier depuis que j’ai goûté de très vieux Loire avec un esprit un peu différent ( à mon sens). Voilà, inutile de décortiquer chaque mot, franchement j’aime bien , mais je nuance par rapport à mon expérience qui est loin d’être universelle !!! Quant à Bonnet Rouge 47, c’est un monument qui m’a semblé très Vouvray…. Je ne me suis pas retrouvé du tout avec les vins pré cités… On a tous nos propres perceptions !

    Patrick , je sais bien que l’Alsace ne se résume pas au pétrole ! Vous parlez à un fan +++ de cette région(:P). Alors oui c’est un peu caricatural, mais de temps à autre, seules l’Alsace et la Moselle donnent des arômes de pétrole aussi puissants.
    Au fait je viens de regoûter un Clos Zisser 1959, et j’avais affirmé, l’an dernier, qu’il commençait son déclin…. Hé bien je le crie très fort, je me suis trompé, comme souvent, il était d’une incroyable perfection. Je ne sais pas si vous l’ avez déjà testé, dans le cas contraire , ça me ferait très plaisir de vous faire goûter ce monstre!

    Luc, tu sais que j’aime bien Parker, alors de temps en temps, je reprends quelques unes de ces formules pour ne pas oublier qu’il m’a apporté plein de choses… Je suis moins sa logique maintenant, mais je n’oublie pas ! Et même si la formule est un peu bête, je trouve qu’il a voulu exprimer ( à l’américaine) que quelque chose avait changé dans cette région dans les années 90… Le raisonnement me semblait assez pertinent ! Et puis il faut bien vous titiller tous, comme vous le faites avec moi de temps en temps;)
    Florent.

    macflo76
    Participant

    Juste un mot pour Laurent, j’avais mal lu… Suffisance, il n’y en a jamais… La plupart du temps je ne sais pas , mais dernièrement il se trouve qu’un Vouvray 47 de Huet bu à l’aveugle ne m’a pas trompé une seconde, et je n’ai à aucun moment pensé Layon. Il ressemblait tellement au Bonnet rouge de son collègue !… C’est ma perception et elle est loin d’être infaillible ! Alors de temps en temps quand je connais un sujet, je me permets d’en parler. De la même façon que vous pouvez vous permettre de parler des 1997, puisque vous avez fait une horizontale qui vous donne une expérience que peu de gens ont. C’est donc bien que vous donniez vos lumières avec l’espoir que l’on ne vous jugera pas « suffisant »…ce que vous n’êtes pas, j’en suis sûr… Pour les Deslevaux très récents je ne connais pas, mais votre description m’intrigue. A voir très vite donc….
    Florent.

    Patrick Bottcher
    Participant

    I like monsters 😉

    Julien Vedel
    Participant

    Florent,

    Effectivement, peut etre cette cuvée des loups a t elle été eclipsé par les « monstres » (que vous semblait d’ailleurs apprécier) qui l’entouraient. N’est il pas en ce cas dommage dans une telle degustation d’y placer des vins jouant plus sur la finesse que la puissance? Il y a des chances pour que la prime aille au plus concentré, au plus « tout »…

    Le Bonnet rouge 47 est le plus élégant de tous (il m’en reste une), je le trouve personnellement tres vouvrillon. Le plus riche etant le Goutte d’Or

    Pour ce qui est de Baumard, les pratiques de ce domaine n’etant pas en accord avec ma conception, je ne goute que rarement… de memoire, concentré, tres aromatique, mais manque de fraicheur…

    J’ai moi aussi degusté qq vieux chenins surtout tourangeaux et dans mon pantheon, 21, 45 (d’anthologie, au dessus du 47) , 47 et un 71. Il est vrai que j’aurais aimé pouvoir les deguster jeunes pour voir de quoi ils avaient l’air, mais je pense que la plupart etait deja tres bien née/équilibrée

    Quant à « Un 1947, ça n’est pas que du sucre et de la puissance… « , je plussoie evidemment!!!

    Jull

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