› forums › Bourgogne et Beaujolais › Labouré-Roi
- Ce sujet contient 78 réponses, 38 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Lionel PESENTY, le il y a 6 années et 6 mois.
- Poste
-
Un négociant dont on trouve fréquemment des bouteilles en grande distribution. Des vins d’expression traditionnelle, souvent tanniques dans leur jeunesse (vendanges non égrappées?) mais qui réservent de belles surprises au vieillissement. Ceci dit, ma dernière expérience est plutôt négative. Il s’agissait d’un Santenay 1999; les tannins étaient là effectivement, mais pas l’acidité, et le vin était, au final, un peu alcooleux à mon goût et très certainement destructuré. Cependant, la bouteille avait peut-être été mal conservée… vu la couche de poussière qui la recouvrait quand je l’ai achetée (dans un supermarché, elle traînait dans un fond de rayon). Amicalement,
Horacio
- Replies
-
- 3 octobre 2004 à 3h44
Nuits-Saint-Georges 1996
Cette bouteille, ouverte ce soir, m’a laissé les impressions suivantes : une robe en pleine évolution, tirant très nettement sur le brun; nez approchant les aromes tertiaires; et une bouche encore sur le fruit, mais avec une finale asséchante (8/10).
En bref, une bouteille agréable, mais pas de grande révolution non plus!
Laurent
- 3 juin 2006 à 15h58
Un bon Chablis très minéral et citronné. D’une bonne typicité et d’un raffinement typique des vins de cette appellation, tout en retenue, mais la puissance est bien là. Du volume et de la fraîcheur. Longueur minérale. J’ai bien aimé.
- 5 juin 2006 à 2h30
Dans le 13ème de mes bulletins, ce qui remonte à loin maintenant, voici ce que j’ai écrit sur un 1926 et un 1949 de Labourée Roi bus chez Guy Savoy et provenant de ma cave.
ces vins ont imprimé dans ma mémoire des souvenirs forts :« Les poulets de Bresse en vessie au fumet de cèpes séchés avec risotto aux abats et cèpes sont arrivés sur un plateau. On aurait dit que Pamela Anderson avait oublié ses attributs, tant les rondeurs explosives des vessies s’affichaient devant nos yeux. Que d’odeurs, que de saveurs à leur crevaison. Ce plat de rêve était accompagné d’un Aloxe Corton Louis Latour 1955, d’un Gevrey-Chambertin Labourée Roi 1949, mon cadeau ajouté à la liste des vins, d’un Bonnes-Mares Fernand Grivelet 1933 et d’un Chambolle Musigny Labourée Roi 1926. Quelqu’un fit remarquer que nous avions quatre verres dont chacun représentait une décennie différente. Et j’ajouterais que le chiffre du millésime dans chaque décennie est aussi différent. Le plat était magique, mais si la chair du poulet élevait la qualité des vins, j’ai trouvé que le risotto les freinait au contraire. Guy Savoy a pensé de même.
Nous avons bu ces quatre vins religieusement. Eric Mancio nous a commenté ses sensations, a expliqué les accords qui fonctionnaient entre le plat et les vins. Tous étaient grandioses. D’ailleurs, s’amusant à les classer, la diversité des réponses montrait que le choix était possible. Nous avons fait, en jouant, deux choix distincts : le plaisir immédiat ou la plus belle qualité de vin. Pour le plaisir immédiat, c’est entre le 1955 et le 1949 que les votes allaient, sans oublier que certains votaient pour les deux autres. L’unanimité s’est faite, en parlant de race et de classe sur le Chambolle Musigny 1926, vin d’un subtilité extrême.
Chacun des vins a développé les caractéristiques de son terroir, mais des points communs sont apparus : des nez profonds, expressifs, chargés de parfums et de velours. En bouche une extrême concentration d’arômes, s’élargissant quand le vin s’oxygénait de plus en plus. Et surtout des longueurs en bouche inconnues pour beaucoup de convives. Des vins riches, solidement charpentés, veloutés, ronds, savoureux en bouche, longs et pénétrants. J’ai trouvé le 55 très chatoyant et généreux, le 49 particulièrement noble et racé. Eric Mancio a comme moi particulièrement apprécié le 33, surtout sans doute parce qu’il avait survécu à ses blessures : niveau bas, et bouchon qui tombe peu avant d’être servi. Le fait qu’il ait gardé sa richesse de structure montre qu’il a une solidité intrinsèque défiant le temps. Eric Mancio y fut sensible. Et le plus beau de tous, exprimant tout l’équilibre que les autres approchaient un peu moins, fait de distinction rare, le Chambolle Musigny 1926 était un plaisir inégalé.
Nous avons bu ces vins de quatre décennies avec un intense recueillement, participant à une histoire de la vinification qui mérite le respect. Quatre aspects d’une même vérité qui ne sera plus reproduite, comme on ne fera plus des cathédrales en travaillant cent ans pour les rendre parfaites. «- 30 avril 2008 à 19h18
Salut,
On vient de m’offrir ce vin: Labouré Roi Les Damodes 2001 Nuits Saints Georges 1er Cru.
Je ne connais pas du tout les Nuits Saints Georges 1er Cru alors je cherche un conseil pour savoir si je peux le déguster ou si je devrais le garder?Je suis basé à Bordeaux alors si vous souhaitez faire une dégustation de Bourgogne dans le coin, on peut s’organiser …
Ciao ciao
G- 14 janvier 2009 à 18h51
CR: Labouré Roi Gevrey Chambertin Les Hautes Tours 2002 :
La robe est rubis très claire et ne parait pas anormalement évoluée.
Le nez tout d’abord discret s’ouvre à l’aération sur les fruits rouges en faisant penser à des fruits sauvages. Il y a aussi des notes de musc et de cuire mais aussi des légères notes de verni. Le nez joue clairement dans la finesse et est plutôt agréable.
Cette belle impression rend la déception encore plus grande, la bouche est fluide même si le fruité est présent mais beaucoup trop simple, ensuite l’acidité ressort suivi d’une forte sensation alcooleuse. La finale fait apparaitre des tanins asséchants pas intégrés avec une sensation d’amertume désagréable.Ce vin a été acheté en GD il y a un moment pour découvrir la bourgogne, mais je ne le conseille pas et il va finir en sauce.
Quentin
- 25 janvier 2009 à 4h45
CR:Labouré Roi Puligny-Montrachet 2000
Robe or assez intense, très légèrement trouble.
Le nez est joli, sur les fleurs blanches, les agrumes, un caractère légèrement végétal (asperge?), quelques notes beurrées. En bouche, peu de gras, acidité présente mais bien digérée, caractère « salin ».Agréable surprise pour une bouteille dont je n’attendais, à tort, pas grand chose.
La bouteille est bue sur un plat un peu original : crème glacée à la sardine, asperges vertes pochées puis revenues au beurre salé. Personne ne l’avait vu venir, mais l’accord est magistral (alors que dans le même repas, les accords les plus réfléchis ont été assez quelconques. Encore un rappel à la modestie…)Mathieu
- 17 août 2009 à 18h28
CR: Dur de se procurer du Bourgogne en vacances, j’en ai profité pour expérimenter les vins de Labouré Roi
Hautes Côtes de Nuits 2008 (Blanc – 8€ en GD)
Avec des belles coccinelles et la logo AB immanquables sur l’étiquette.
Nez boisé et fruit blanc. En bouche le bois est assez présent mais cela reste assez bien équilibré entre l’acidité qui revient en finale et le gras. A éviter pour les allergiques au bois mais j’ai trouvé ça pas mal du tout.Hautes Côtes de Beaune 2007 (Rouge – 7€ en GD)
Nez très discret avec un peu de fruit. La bouche est maigre et la finale dure. C’est bof.Marc
- 1 janvier 2010 à 23h04
Je viens vous conter une drôle de chose qui en m’était encore jamais arrivé ou très rarement. Nous remontons de la cave un Meursault 1986 de chez Levez mis en bouteille par Labouré Roi.
Le vin est mis bien au frais quelques heures. Au moment d’extirper le boucher les 3/4 partent et une petite explosion se produit de type ouverture d’un vin de champagne ! C’est assez surprenant. Le dernier quart du bouchon reste dans la bouteille. Cela est-il fréquent ? Le vin n’a néanmoins pas souffert malgré cette explosive ouverture !
Comment cela s’explique-t-il ?
- 2 janvier 2010 à 0h02
Je précise que le vin a giclé du goulot quasiment à la manière d’un mini-geyser ! Cela est-il déjà arrivé à quelqu’un ?
- 2 janvier 2010 à 0h14
Cela m’est arrivé mais sur un jeune rosé encore plein de CO2.
Le vin était-il perlant en bouche?
Oliv
- 2 janvier 2010 à 1h30
Merci Oliv de prendre la peine de me répondre. Un instant, je me suis senti un peu seul au monde 🙂
Evidemment, si l’aventure était arrivée avec un nom plus prestigieux…
Non, le vin n’était pas perlant. Il était tout à fait « normal » pour son âge: assez minéral, fleurs blanches, un peu lacté surtout au nez et d’une couleur or intense. La finale était de nature à démontrer que le vin était néanmoins largement à boire. Mais aucun élément de CO2 quelconque…C’est assez impressionnant comme résultat. Je me demande si François Audouze n’avait pas fait une expérience similaire ?
- 2 janvier 2010 à 2h14
ce qui m’est arrivé dans ce genre, c’est avec des bouteilles trop remplies. Si on est à un millimètre du bouchon, le fait de tirer le bouchon crée une dépression qui fait que le liquide gicle en dehors de la bouteille.
Sinon, j’ai eu dans ma cave une bouteille qui a expulsé son bouchon, brisant la capsule et vidant plus de la moitié de la bouteille. C’est le démarrage d’une fermentation qui crée ce phénomène rare.Pour le cas cité, je ne l’ai jamais vécu comme cela.
- 2 janvier 2010 à 19h31
Merci pour vos précisions. Le second cas doit être très choquant.
- 3 janvier 2010 à 3h41
la maison Labouré-Roi est-elle recommandable … ?
invité dans un restaurant au Japon j’ai dégusté 2 Bourgogne de ce domaine qui étaient absolument infâmes
erreur ou un manque de soin à l’embouteillage ?
- 3 janvier 2010 à 13h52
Faire 10.000 kilomètres pour se voir offrir du Labouré-Roi, effectivement c’est décevant ! 😉
- 4 janvier 2010 à 1h20
Et paf ! Sinon, i s’agit du domaine H. Levez (existe-t-il encore ?) mis en bouteille par Labouré Roi.
Autre interrogation: pas de mention du degré alcoolique sur l’étiquette. Est-ce normal pour un millésime 1986 ? Me semble que non…
- 27 mai 2010 à 2h37
Labouré-Roi Hautes-Côtes de Nuits 2008 (rouge) :
Coccinelles un peu kitch sur l’étiquette pour signaler que c’est un vin bio (pardon, élaboré à partir de raisins issus de l’agriculture biologique) …
Nécessité de l’aérer assez longuement pour qu’il révèle de jolis arômes de fruits rouge (groseilles, framboises, cassis), sur une trame dont l’acidité permet heureusement à ce vin d’avoir un peu de corps. Ce n’est pas l’extase, mais quand même une bonne surprise pour un flacon acheté 6 € en GD et dont je n’attendais pas grand chose.
- 26 décembre 2011 à 12h10
CR: Laboure Roi – Bourgogne Pinot Noir Tasteviné 1992 ou la bouteille mystère de Noël
Bouchon parfait, imbibé sur seulement 2 mm, première surprise. Au nez on retrouve des arômes de pruneaux et de miel (fermenté?). En bouche c’est très correct avec des tanins toujours présents, c’est un vin à un stade assez évolué certes, mais pas plus que de nombreux autres vins de ce millésime. Bref, le miracle de Noël car je n’aurai jamais pensé qu’un tel vin soit encore buvable!
- 13 juin 2012 à 14h54
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.