› forums › De l’influence de LPV….
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- 2 juin 2011 à 2h33
Pourquoi ce titre…
Je lis depuis quelque temps des opinions sur les vins du domaine Boisson-Vadot que je ne connais pas.
Les différents billets me donnent envie de découvrir les vins de ce domaine.
Je suis invité chez des amis qui proposent de goûter quelques vins. Différentes pistes sont envisagées jusqu’à que mon hôte me montre une bouteille de Meursault « Les Grands Charrons » 2007 de ce domaine.
Bien sûr goûtons cela.J’ajoute aussitôt que cela me permettra de répondre à une question que je révèlerai plus tard et qui bien entendu est celle du soufre perceptible.
Donc double influence de LPV: dans le choix du vin et dans la manière de le goûter.Meursault « Les Grands Charrons » 2007 de Boisson-Vadot.
Robe pâle.
Nez expressif s’ouvrant sur du beurre citronné et aussi un peu d’allumette mouillée que j’attribue à des composants soufrés ce que confirme un petit chatouillement au niveau de mon apendice nasal.
Mais point d’exagération cela n’est absolument pas nuisible et ne gène en rien l’évolution olfactive du vin qui va se développer progressivement, faisant apparaitre des notes florales anisées.On reste dans le registre de l’élégance.
Bouche fine, souple, construite sur une acidité citronnée au beau déroulement, assez longue.Pas de grande profondeur mais de l’élégance.
Au bout d’un moment on perçoit des notes boisées.
Au niveau des très bons villages de l’appellation.Suite : le deuxième vin m’est servi à l’aveugle.
La robe est jaune .
Le 1er nez m’amène sur les fruits jaunes murs et je crois deviner des notes d’amande.
J’hésite entre Rhône et Bourgogne mais le deuxième nez développe des notes beurrées légèrement noisetées puis de froment puis du citron confit. Point de doute pour un chardonnay bourguignon de haute volée car tout est précis et terriblement subtil.
La bouche est à l’unisson du nez, sur des arômes similaires auxquels viennent se rajouter de la menthe poivrée. C’est à la fois profond , doté d’une matière donnant beaucoup de corps, élevage magnifique de précision, finesse subtile, acidité légèrement saline, grande longueur.
La différence de niveau avec le vin précédent est nette.
Dans celui-ci tout avance par petites touches de manière impressionniste.
Point de doute pour Meursault, niveau village magnifié car léger déficit de minéralité pour un premier cru, point de doute pour Coche-Dury.
J’hésite pour le millésime éliminant un 2005 dans lequel je trouve souvent une structure plus carrée.
Et? C’est 2005.J’aurai donc vécu à travers ces 2 vins la possibilité de goûter un nouveau domaine , l’apprécier et l’étalonner immédiatement avec une des références absolues.
Bref je suis un dégustateur heureux.